De partout on entend la clameur de ses prétendants
tandis que leurs aspirations crissent sur le verni.
De l'angoisse fleurissant des oeuvres temporelles qui font courber les avertis.
Les lèvres rougeâtres affectent des sourires et les yeux opaques simulent des bons sentiments.
Des bruits insolents couvrent le silence. Maintes courbettes flattent les élus.
Pour faire monter les enchères, vaut mieux un artiste décédé qu'un inconnu dont le nom ne s'est pas encore glissé dans les esprits coincés.
De vernissage en vernissage, la brillance éblouit les bien-pensants.
La littérature se taxe, la musique courtise la masse et le patronnage des poètes continue, continue, nu...
Ailleurs, à l'ombre des projecteurs, le crayon se casse la mine contre la page blanche, les doigts s'usent sur la corde musicale, le pinceau hésite devant la toile, les outils se
heurtent à la pierre et la sueur remplace le parfum des grandes soirées. En ces lieux naît l'innommé.
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