Mardi 10 mars 2009


Voici la suite d'une discussion (qui était le sujet d'un autre de nos articles) lancée sur un autre fil de discussion du Forum Marketing concernant ce "Club d'édition"... pour ceux qui voudraient davantage d'informations diverses sur ce thème.


Re : Ça y'est! Le Club Editeur Internet aura bientôt 1 an!

« Réponse #90 le: 07 Mars 2009 16:51:22 »




Bonjour Monsieur Delourmel!


                                                Merci pour votre témoignage! C'est ce genre de discours qui fait avancer les choses, même s'il est un peu hors sujet. L'apologie de Monsieur Godefroy n'est plus à faire et il est bien connu que plusieurs ont suivi ses conseils. Plusieurs témoignages ont été faits dans ce sens. La question ici cible un de ses produits, non  l'homme qui le vend. Nous avons exprimé un avis réaliste par rapport à notre expérience.


Nous avons lancé ce post pour connaître d'autres avis... et pas nécessairement des avis négatifs, bien au contraire. Même que des avis positifs soutenus par des arguments vérifiables seraient plus que bienvenus afin de pouvoir peser le pour et le contre et certainement apporter des améliorations enrichissantes. Et les avis de ceux qui se sont retirés nous paraissent tout aussi valables et seraient tout aussi bien accueillis sur ce fil. Il y a un avant cei, un pendant cei et un après cei. À vous de vous exprimer.


La critique est un art et tout art a besoin de la critique . C'est ce qui fait avancer les choses. Les arguments qui frôlent le sectarisme ne servent pas le propos. 


Nous avons mis en lien une partie de notre travail  et avons fait face à la critique... Position vulnérable, il va s'en dire, mais c'est la moindre des choses... Avons-nous raté quelque chose, mal compris certains éléments, suivi aveuglément la méthode ou tenté simplement de nous débrouiller avec ce qu'on nous a vendu? La dernière affirmation est plus près de notre réalité et témoigne de notre réaction tant qu'au produit.  Il y a une marge entre les affirmations de la page de vente, soutenues par le " je" de la réussite de son auteur, et la réalité à laquelle le prospect aura à faire face après son premier paiement.


Nous pensons seulement que de récolter des témoignages éclairés et réalistes peut n'être que bénéfique pour toute personne intéressée par le propos, adhérent ou pas.  C'est d'agir en consommateur averti que de poser les bonnes questions et de chercher des réponses et des avis plutôt que de se fier strictement à un "pitch de vente" qui fait tellement rêver. Le succès d'un homme n'est pas garant de celui de l'autre.


Au risque de se répéter, pour un qui a réussi, combien sont laissés pour compte avec le sentiment d'avoir échoué? Sont-ils les seuls fautifs ou ne pourrait-il pas y avoir une faille...   Répondre à ces questions c'est redonner l'équilibre à la balance.  Il est aussi primordial  de mettre autant de soin à ramasser ce qui cloche qu'à peaufiner sa page de vente.


L'Équipe Explorer


Par canel - Publié dans : Critiques et témoignages
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Samedi 14 février 2009

Le merveilleux monde des arts s'anime


  De partout on entend la clameur de ses prétendants tandis que leurs aspirations crissent sur le verni.
  
  De l'angoisse fleurissant des oeuvres temporelles qui font courber les avertis.
  
  Les lèvres rougeâtres affectent des sourires et les yeux opaques simulent des bons sentiments.
  
  Des bruits insolents couvrent le silence. Maintes courbettes flattent les élus.
  
  Pour faire monter les enchères, vaut mieux un artiste décédé qu'un inconnu dont le nom ne s'est pas encore glissé dans les esprits coincés.
  
  De vernissage en vernissage, la brillance éblouit les bien-pensants.
  
  La littérature se taxe, la musique courtise la masse et le patronnage des poètes continue,  continue, nu...

  Ailleurs, à l'ombre des projecteurs, le crayon se casse la mine contre la page blanche, les doigts s'usent sur la corde musicale, le pinceau hésite devant la toile, les outils se heurtent à  la pierre et la sueur remplace le parfum des grandes soirées. En ces lieux naît l'innommé. 

Plus tard, ça se gâte trop souvent...

(écrit en 1991 par Jean-Pierre Bourassa)
 
Par canel - Publié dans : Réflexions et création
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Samedi 14 février 2009

Les gagnants Magnifiques
(titre provisoire)

Chapitre 1 

L'absence est une présence parfois insupportable. Elle vous saisit comme vivre sa vie en marche-arrière. C'est par la mémoire qu'on touche au présent  trop souvent malheureusement. 

       Il m'a quitté depuis un bon moment déjà et je ne peux encore m'y faire. Avait-il enfin touché ce bout du monde qu'il s'abîmait tant à rechercher? Moi, par prudence, j'avais abandonné en chemin.  Par peur. Cette peur de soi-même qui s'invente des certitudes. J'ai maintenant le succès, c'est-à-dire peu. Lui parti, j'ai oublié l'urgence des mes questions. On s'était rencontré d'une façon qui, j'aurais dû le deviner, annonçait le reste.

      En ce temps là, j'étais jeune. Non seulement de cet âge qui chiffre la jeunesse mais aussi de cet état qui exprime une ambition si naïve. Jeune de ces élans qui colorent vos vingt ans. Je me voyais déjà écrivain, sans apprentissage. Je ne soupçonnais pas encore la puissance des mots qui se jouent des réalités....
                                (à suivre)

Voilà! J'ai fait ma part. 
Le reste dépend de vous. Ecrivez votre bout dans les commentaires ou envoyez-moi un mail et j'écrirais la suite de cette histoire qui ne demande qu'à être racontée. Je vous citerai bien sûr.
A vos plumes écrivains en herbe 
      

"L'originalité d'un auteur dépend moins de son style que de sa manière de penser"
Anton Tchékov, dramaturge russe, 1860-1904
       
Par canel - Publié dans : Réflexions et création
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Dimanche 8 février 2009


Si... 
Rudyard Kipling (1910) 

Traduction d'André Maurois (1918)

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.

tiré de Si : Tu seras un homme, mon fils de Guillaume Reynard, éditions Flammarion, ISBN 2-08160952-5


 


Par canel - Publié dans : Société
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Dimanche 8 février 2009

Fritz ZUHBER BUHLER (1822-1896)
Innocence

N'oublie pas tes soeurs

Par une journée chaude et humide, une jeune épouse en visite chez sa mère, buvait un thé glacé.  Alors qu'elles parlaient de la vie, du mariage, des responsabilités et obligations de la vie d'adulte, faisant tinter les glaçons dans son verre, la mère pensive jeta un regard franc à sa fille:

- N'oublie pas tes soeurs!

lui lança-t-elle en faisant tournoyer les feuilles de thé vers le fond de son verre.  Avec le temps, elles deviendront plus importantes.  Peu importe combien tu aimes ton mari, les enfants que vous aurez, tu auras toujours besoin de tes soeurs.  Sors avec elles et fais aussi des activités.  Souviens-toi que le mot "Soeurs" signifie toutes les femmes... vos amies, vos filles et toutes les femmes apparentées aussi... Les femmes ont besoin des autres femmes.

La jeune femme pensa:  "Quel étrange conseil! Je viens tout juste de me marier, de joindre le monde des couples, je suis maintenant une femme mariée et une adulte.  Mon mari et la famille que nous aurons me suffiront, ils seront tout ce dont j'ai besoin pour donner un sens à ma vie!".

Mais elle suivit tout de même le conseil de sa mère.  Elle garda le contact avec ses soeurs et eut de nouvelles amies à chaque année.  Alors que les années passaient, elle réalisait graduellement que sa mère savait très bien de quoi elle parlait; le temps et la nature changent la femme et les soeurs deviennent un soutien indispensable.

Après plus de 60 ans de vie, j'ai appris que:

le temps passe - la vie se déroule rapidement - la distance nous sépare -les enfants nous quittent - le travail va et vient - l'amour grandit puis décline - les hommes ne peuvent pas toujours répondre à nos attentes - les coeurs se brisent - les déceptions s'accumulent - les parents meurent - les carrières prennent fin.

Mais...j'ai appris aussi que:

Vos soeurs sont là qu'importent le temps et la distance entre vous.  Une amie n'est jamais plus loin que le besoin que tu as d'elle.  Lorsque tu dois cheminer dans la longue vallée solitaire, les soeurs de ta vie seront là pour t'encourager.  Elles prieront pour toi, interviendront en ta faveur et t'accueilleront à bras ouverts au bout du chemin.  Elles t'accompagneront dans les jours sombres, elles riront et pleureront à tes côtés.  Vous échangerez des connaissances et partagerez des secrets.  Les souffrances seront allégées.

Amies, filles, petites-filles, brus, soeurs, belles-soeurs, mères, belles-mères, grand-mères, tantes, nièces, cousines et celles de familles élargies, toutes sont bénies.

Le monde de serait pas pareil sans les femmes et moi non plus.  Quand nous avons commencé notre aventure de femme adulte, aucune ne pouvait imaginer les joies et les peines que nous allions rencontrer.  Nous n'imaginions pas à quel point nous allions avoir besoin les unes des autres.  Passez ce message à toutes les femmes qui donnent du sens à votre vie.

Une femme qui vous aime et qui vous comprend.

P.S.  Nous publions ce texte sans en connaître la source.  Quelqu'une nous l'a transmis du net.  Si vous en connaissez la provenance, n'hésitez pas à nous la communiquer! 

 
L'Équipe Canel qui vous dit merci!
Par canel - Publié dans : Société
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Samedi 7 février 2009





Shaun le mouton




Par canel - Publié dans : Pause et humour
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Samedi 7 février 2009
Une lettre de Jacques Salomé

Ce que la vie m'a appris 
(extrait du journal La Presse, Montréal, automne 2008)
 
Très ému de recevoir le prix du Grand public / La presse au dernier salon du livre de Montréal (dans la catégorie ouvrages pratiques), Jacques Salomé a écrit une lettre pour témoigner de sa reconnaissance envers la vie. Nous la publions intégralement pour le plaisir de nos lecteurs.

Jacques Salomé 
collaboration spéciale

     Je devrais plutôt tenter de dire ce que, les séparations, les découvertes, les éblouissement comme les désespérances m'ont appris dans le sens de me découvrir, de me construire, d'influencer le déroulement de mon existence.
      
J'ai ainsi appris que la vie n'est faite que de rencontres et de séparations et qu'il nous appartient de les vivre en acceptant de nous responsabiliser face à chacune.
       J'ai appris encore qu'il y a toujours une part d'imprévisible dans le déroulement des jours et donc qu'il m'appartient de savoir accueillir les cadeaux inouïs ou les blessures qui peuvent surgir dans l'immensité d'un jour.
       J'ai appris bien sûr à vivre au présent, à entrer de plain-pied dans l'instant, à ne pas rester enfermé dans mon passé ou me laisser envahir par des projections sur un futur trop chimérique.


J'ai appris avec soulagement que je pouvais désapprendre
tout l'inutile dont je me suis encombré pendant des années 


        J'ai appris tardivement à remercier, chaque matin, la Vie d'être présente en moi et autour de moi, à l'honorer chaque fois que cela m'est possible, à la respecter en toute occasion, à la dynamiser avec mes ressources et mes limites.
        
       J'ai appris difficilement à m'aimer, non d'un amour narcissique ou égocentrique (même si la tentation était grande) mais d'un amour de bienveillance, de respect et de tolérance.
 
      
       J'ai appris avec beaucoup de tâtonnements à me respecter en osant dire non quand je suis confronté à des demandes qui ne correspondent pas à mes possibilités ou à ma sensibilité.

        J'ai appris avec enthousiasme que la beauté est partout, dans le vol d,un oiseau, comme dans le geste d,un enfant pour tenter de capter le vol d'un papillon ou encore dans le sourire d'un vieillard qui croise mon chemin.

        J'ai appris patiemment que nul ne sait à l'avance la durée d'une vie d'un amour et que toute relation amoureuse est une relation à risque. Des risques que j'ai pris.

        J'ai appris douloureusement que je n'avais pas assez pris de temps pour regarder mes enfants quand ils étaient enfants, que j'aurais dû savoir jouer et rire avec eux, plus souvent et surtout chaque fois qu'ils me sollicitaient, que je n'avais pas su toujours les entendre et les accueillir dans leurs attentes profondes et surtout que j'avais trop souvent confondu mon amour pour eux avec quelques-unes de mes peurs tant je voulais le meilleur pour eux, tant je désirais les protéger des risques (que j'imaginais)  de la vie.

        J'ai appris avec beaucoup de surprise que le temps s'accélérait en vieillissant et qu'il était important non pas d'ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années.

        J'ai appris malgré moi que je savais beaucoup de choses avec ma tête et peu de chose avec mon coeur.

        J'ai appris que je pouvais oser demander si je prenais le risque de la réponse de l'autre aussi frustrante ou décevante qu'elle puisse être, que je pouvais recevoir sans me sentir obligé de rendre, que je pouvais donner sans envahir l'autre et refuser sans le blesser.

       J'ai appris, sans même le vouloir, que j'avais des besoins et qu'il ne fallait pas les confondre avec des désirs.

       J'ai appris avec soulagement que je pouvais désapprendre tout l'inutile dont je me suis encombré pendant des années.

       J'ai appris joyeusement à planter des arbres, c'est le cadeau le plus vivant que je peux faire jusqu'à ma mort à cette planète merveilleuse qui a accueilli mes ancêtres et surtout mes géniteurs.

       J'ai appris doucement à recevoir le silence et à méditer quelques minutes chaque jour pour laisser aux vibrations de l'univers la possibilité de me rejoindre et de m'apprivoiser encore un peu.

      
Oui j'ai appris beaucoup dans ma vie et pourtant je cherche encore l'essentiel.


      
        
       

 
Par canel - Publié dans : Société
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